Craft Beer versus Bière artisanale

Les Etats-Unis ont connus une explosion du phénomène brassicole au cours des années 1990, phénomène toujours d’actualité.

Home-brewers, Brewpubs, Micro-breweries, etc. On parle de Craf Beer Revolution !

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Mais la France, depuis quelques années, se mêle à la danse. On parle cette fois de bière artisanale. Alors quelles relations ?

En France, et notamment à Paris, la fin du 19ème siècle est marquée par l’ouverture de nombreuses brasseries aux noms très alsaciens (Lipp, Bofinger, Zeyer, etc.). Brasseries car la bière voyageait encore mal en ces temps, et la bouteille n’était pas encore utilisée par les brasseurs. On brassait alors sur place la bière servie aux clients. Les clients étaient quant à eux des mondains, mais des mondains urbains, à la mode. Ils trouvaient refuge dans les brasseries à la sortie du spectacle ou du théâtre car seuls ces établissements offraient une restauration à toutes heures. La bière y était servie en accompagnement des choucroutes, jarrets de porc, ou autres harengs à l’huile. Et rapidement l’atmosphère se chargeait de rires et de fumées voluptueuses.

L’activité brassicole a rapidement été arrêtée, au profit d’une industrie plus performante, et la bière, progressivement, a cessée d’être brassée en ville. C’est finalement un vent venu d’Amérique qui provoque le retour du malt et du houblon en zone urbaine, avec la création de Brewpubs. Le O’neil, et les Frog & Rosbif sont les plus connus, on y sert aussi à manger, mais le hamburger à remplacé la choucroute. Voilà une véritable transposition d’un modèle français à un modèle américain, pour un service comparable.

Cet état de fait justifie l’influence de la Craft Beer en France, mais si la traduction littéraire voudrait que l’on voit dans le terme Anglo-saxon celui de la bière artisanale, la traduction doit aller plus loin. Il s’agit en effet d’une question d’éthique – et oui ! – car mieux que la question d’échelle, l’important est que le maître brasseur, le brewmaster, soit maître de sa création : c’est lui qui choisi ce que la bière sera ! – Créativité ! – Après, que sa création soit produite en 10 ou 10 000 hectolitres, ce n’est qu’un bonheur mieux partagé !

Petit et mignon, plus gros mais toujours bon !

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